samedi 24 novembre 2012

MONTAMBERT

L'automne s'avère ce samedi encore clément : petit soleil, 15°, un vent venant du sud soufflant à 10kmh, donc de face au départ et dans le dos au retour. Bref, la sortie vélo vers un autre village du canton de Fours - MONTAMBERT - s'impose.

En cliquant ICI , vous aurez le détail du parcours

 Il est 9h quand je quitte Saint Honoré pour me diriger vers Vandenesse, puis Montaron et Fours.
 A la sortie de Fours, je prends la petite route de 6 kms traversant le Bois de Fours et passant par les Crots Favés.

La commune de Montambert est "cernée" d'une multitude d'étangs. Tous ces étangs sont creusés par l'homme, du Moyen-Age au XIXème siècle. Ils constituent d'indispensables points d'eau et offrent aussi, grâce à la pêche, un complément alimentaire important dans une région assez pauvre.

J'arrive bientôt en vue de Montambert qui se situe au sommet d'une belle petite côte.
 Je pose mon vélo à la Mairie et me consacre à l'Eglise Saint Pierre (milieu du XIème - XVIème siècle) Cette église est d'abord prieurale puis paroissiale. Détruite en partie en 1530, elle est immédiatement restaurée. En 1779, l'abbé Lambert fait refaire les plâtres, les boiseries, l'autel et le retable.

Elle est dévastée durant la Révolution puis vendue comme bien national le 26 juillet 1796 au citoyen Parent La Garenne, marchand de bois et maître de forges.

Dépourvue de ses attributs religieux, vidée de tous meubles et délabrée, l'Eglise fait office de grange pendant plus d'un demi-siècle jusqu'à ce que M. Imbert de La Tour l'achète pour en faire don à la commune qui la rend au culte en 1842.

 Elle contient un bénitier provenant de l'ancienne église de Tannay.

Touchant l'église, se tient le Prieuré Saint Pierre (XIème siècle - 1661). Ce prieuré bénédictin dépend de la Charité-sur-Loire. Détruit par une bande de pillards en 1530, sa reconstruction commence en 1633 sous l'impulsion du prieur dom Gaspard de Ramilly.

 Les travaux s'achèvent en 1661, date inscrite au-dessus du portail. En 1793, l'écusson du prieuré est mutilé.
 Je quitte Montambert et longe encore une fois un petit étang,
 pour entrer dans le bois des Petits Bessais pour atteindre
 le "Chêne du Tiers". D'après la tradition orale, cet arbre, plusieurs fois centenaire, est au Moyen-Age un "chêne de justice", c'est à dire qu'on y rendait la justice. Non loin s'élevait une forteresse désormais entièrement détruite.

 Je poursuis ma route pour atteindre le Château du Pont-de-Cressonne (XVIIème siècle). Ce château, remanié plusieurs fois,est construit en bordure de l'ancienne voie romaine reliant Decize à Bourbon Lancy et de la Cressonne, rivière à la limite du Nivernais et de la Bourgogne. Il sert longtemps de poste de contrôle entre les deux provinces. L'appareillage en damier de briques vernissées rouges et noires est caractéristique de l'architecture bourbonnaise.

 Je me replie ensuite vers Saint Honoré en longeant des champs longeant la Cressonne
 que je franchis un peu plus loin. Je me dirige vers la Nocle-Maulaix, puis Remilly et enfin Saint Honoré que j'atteins au bout de 65 kms et d'un dénivelé, cette fois tranquille, de 729m.









samedi 17 novembre 2012

SAINT-SEINE

Après deux jours de brouillard intense et de basses températures (6-8°), c'est une surprise ce matin de découvrir un beau soleil avec une température printanière (13° !!). Donc, aucune hésitation : sortie !!

Je continue donc à vous faire découvrir le canton de Fours avec comme objectif ce jour SAINT SEINE

Cliquer ici pour avoir le détail de la ballade.

 Il est presque 10h quand je quitte Saint Honoré les Bains et me dirige vers Sémelay, Avrée, puis Tazilly. La température est de 13° et le vent venant du sud-est souffle à 15 kmh : je l'aurai de face à l'aller et donc dans le dos au retour ...
 A quelques encablures de Tazilly, je vais me "frotter" à la côte au pied du "lieu dit" Le Champ du Buis. Avec ses 15% sur environ 300 m, sûr qu'elle aurait plu à l'ami Antoine.
 Après Tazilly, je me dirige vers la vallée de la Somme sur une route vallonnée se terminant par une belle descente.
Puis le circuit se remet à monter dans des petits bois aux couleurs de l'automne.
 Un peu plus loin après le "lieu dit" Chez Bazin où j'ai du appuyer pour échapper à un chien qui en voulait à mes mollets, j'arrive au "lieu dit" La Grange : superbe !! Un "truc" qui vous fait aimer le cyclotourisme . Je suis sûr que ma Marie-Jo va apprécier du fond de sa rue de Grenelle .
 Un peu plus loin au "lieu-dit" le Champ de la Vigne, je m'arrête devant une chapelle datant de 1886. M. Jault, propriétaire du terrain, fait édifier cette chapelle à l'écart de Saint-Seine sur une hauteur en direction de Maltat, à l'emplacement d'une croix érigée en 1883. C'est un petit édifice composé d'une travée dont l'abside est octogonale et surmonté d'un clocheton de pierre.
 Je repars et aperçois bientôt les toits de SAINT-SEINE. L'origine du nom du village vient du fondateur de l'Abbaye du même nom en Côte-d'Or.
Arrivé au centre du village, je m'arrête devant l'Eglise Saint-Seine (XIIè-XVIè-XVIIIè siècle) Cette église romane possède une abside voutée en cul-de-four dont la corniche est ornée sur son larmier de volutes saillantes. Louis d'Amboise, évêque d'Autun de 1501 à 1503, fait édifier le bras nord du transept. C'est au XVIIIème siècle qu'est construit le bras sud beaucoup plus modeste, sans doute à l'instigation d'un tailleur qui y fait sculpter les insignes de sa corporation. L'église est pourvue d'un imposant clocher placé latéralement.
 Le portail roman est composé d'un linteau entouré de deux archivoltes en plein cintre ornées de losanges. Elles sont faites de pierres rouges et blanches reposant sur deux colonnes de pierre rouge. Je ne pourrai malheureusement pas entrer dans l'Eglise fermée. La clef est la propriété du Maire qui n'était pas là .....
 A côté de l'Eglise se tient le château du XIXème siècle. C'est une vaste construction édifiée à l'emplacement d'un antique château féodal qui dépendait de la baronnie de Ternant.
Je quitte Saint-Seine et un peu plus loin, j'atteins l'Ancienne Forge de la Loge. A proximité d'une source d'eau ferrugineuse et magnésienne se trouve cette forge établie sur la rivière de la Cressonne qui utilise le minerai local fondu à Vandenesse pour produire des fers communs. Ses bâtiments font désormais partie d'une exploitation agricole. Le corps de logis, en forme de U, est couvert d'un toit à quatre pans. A la fin du XIXème siècle, un puits de 8 mètres de profondeur y est découvert complètement comblé d'urnes cinéraires apparemment antérieures à la période gallo-romaine.

Il ne me reste plus qu'à rejoindre 30 kms plus loin Saint Honoré les Bains en passant par Remilly. Au total une bonne ballade de presque 70 kms et un "petit" dénivelé de 1030m .....

dimanche 28 octobre 2012

TERNANT

Aujourd'hui, je vous propose de continuer à parcourir le canton de Fours en découvrant le village de Ternant.

EN CLIQUANT ICI vous aurez le détail du parcours

 Il est 9h, le temps est ensoleillé, la température est de 0° et le vent venant du sud souffle à 30kmh. Bref des conditions optimales en plus et en moins.
 Nous partons, Antoine et moi, vers Rémilly. Les herbes givrées sur le bas côté de la route ne laisse aucun doute sur la température ambiante ...

 Après la Nocle-Maulaix, la route remonte dans le bois des Chauffages .... un nom de circonstances !!!
 Nous arrivons à Hiry et nous faisons une halte devant les fours à chaux de la carrière de Pierre calcaire exploitée au moins depuis 1870. Le calcaire est utilisé surtout pour la fabrication de la chaux. Bâti dans la carrière, le four s'appuie sur une dénivellation. Il est constitué d'un grand cylindre vertical dont la hauteur varie entre 6 et 15 mètres.
 A son sommet, les pierres à cuire sont introduites dans le gueulard. Après la combustion qui atteint des températures avoisinant les 1100° C, les couches de pierres sont évacuées par une ouverture à la base de la chaudière. Inutile de dire qu'au vu du 2° ambiant, nous avons eu du mal à quitter cet endroit accueillant ...
 Après avoir gravi à la sortie d'Héry une côte à 12%, nous arrivons à Ternant.
 Première halte : le château (XIIIè-XVè-XIXè siècles) Les premiers seigneurs de Ternant sont issus de la puissante famille de Digoine. En 1285, Guillaume de Digoine rend hommage au comte de Nevers pour "la grande tour de Ternant", entre autres lieux.


 Il ne reste presque rien de la demeure originelle. Remanié et agrandi au XVème siècle pour sa partie centrale; le château, siège de baronnie, devient ensuite une résidence de fermiers puis une boulangerie avec habitations.

La Tour haxagonale (XVème siècle) à l'intérieur de laquelle subsistent deux cheminées monumentales présente une porte en accolade.


Mais la vraie curiosité de Ternant se trouve dans l'Eglise Saint Roch. Ici, vous êtes en présence du retable de la Vierge (milieu du XVème siècle) Huile sur Bois (1,58 x 3,15m).  Ce retable illustre sept épisodes de la vie de la Vierge : le récit commence par l'Annonciation, puis les adieux de la Vierge aux Apôtres précédent la Dormition prprement dite. Ensuite apparaissent les funérailles et la Mise au tombeau et enfin l'Assomption puis le couronnement de la Vierge.

Commandé par Philippe de Ternant et Isabeau de Roye, son épouse, ce retable est destiné à orner la chapelle de leur château de Ternant, dédiée à la Vierge. Il semble avoir été exécuté entre 1444 et 1454 probablement par un atelier flamand, peut être bruxellois.
Sur les volets figurent les donateurs : Philippe de Ternant, accompagné de son patron saint Jean Baptiste, est représenté en tenue "échiqueté d'or et de gueules qui sont des émaux et porte le collier de l'ordre de la Toison d'Or qui lui est décerné en 1430 par Philippe le Bon, duc de Bourgogne. 
Isabeau de Roye est présentée par Sainte Catherine de Sienne.

De l'autre côté se trouve le Retable de la Passion (fin du XVème siècle) Huile sur bois (2,38 x 5,45m). Commandé vers 1460 à un atelier probablement brabançon par le fils de Philippe de Ternant, Charles, compagnon d'enfance du duc Charles le Téméraire, ce retable retrace le cycle de la Passion. Au centre du retable, la Cruxifixion domine l'ensemble surmontant le groupe de Saint Jean et des saintes Femmes qu'accompagnent les deux donateurs agenouillés.
Le récit qui commence à gauche par l'épisode du jardin des Oliviers est suivi de la scène du portement de Croix.
Sur les volets de droite sont représentés le Christ aux limbes et la Résurrection.
La scène centrale est encadrée d'une pietà et de la Mise au Tombeau.
A côté de l'Eglise se trouve le Monument aux Morts (1923-1925). Ce monument de la Première Guerre Mondiale est un modèle de série proposé sur catalogue par les établissements Rombeau-Rolland de Jeumont dans le Nord qui s'intitule La France au DRapeau. La France est personnifiée par une femme, la t^te recouverte du voile du deuil inclinant un drapeau en berne sur la stèle où sont gravés les noms des 33 hommes de la commune morts au combat. Le monument est entouré de quatre obus et d'un petit mortier.
Nous quittons Ternant pour rentrer sur Saint-Honoré-les Bains.

En cours de route nous croisons un beau taureau dont les frisettes retiennent notre attention. La prise de vue ne l'empêche pas de poursuivre son broutage.
Après avoir traversé Tazilly, nous nous présentons face à la côte de Prairiaux avec son petit pourcentage de 10% qui
nous permet ensuite d'avoir un beau point de vue sur la campagne environnante.

Plus loin, je longe un petit étang qui borde

le château de Ponay (seconde moitié du XIXème siècle). Encadré d'une tour et d'un pavillon, ce château remplace un castel édifié au cours du XVIIème siècle qui succède à une maison forte médiévale. Durant plusieurs siècles, la famille du Crest, liée à de nombreuses familles de la région occupe le fief de Ponay.


Il est 13h quand nous arrivons à Saint Honoré au trme d'un circuit de de 62 kms et de 1014m de dénivelé. A noter, il faisait 9° à l'arrivée ....